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n° 40 novembre 2009
Interviews :
Black Heart Procession
We Insist !
Bowerbirds
Sire Cédric
Big Blood
Chriss Sutherland
Concerts :
The Cult
Hellfest 2009
Nouvelles, Poésie : Pascal Pacaly, Arno Mothra, Valéry, Boris Paillard
Dossier : Le Krautrock
Portfolio spécial festivals : Richter
Chroniques : CV, Dvd, Books...
n° 39 juin 2009 Interviews : Concerts : Nouvelle : Richard Tabbi Portfolio : Richter Chroniques : CV, Dvd, Books... |
n° 38 février 2009 Beware of Safety |
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![]() | Twice - juin 2008 Interviews : Live report : Portfolio : Nouvelle : Chroniques CD, DVD, Books Prix du numéro : 2,50 euros ( + port 2,18 euros en prioritaire ou 1,64 euros en écopli) Abonnem |
- Location:France, Limoges
- Mood:
artistic
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- Mood:
apathetic
Une horloge donne le temps. Une horloge est un système physique où la même suite d’intervalles de temps se répète constamment, étant admis que ce système de physique n’est pas soumis à un changement dû à une influence extérieure. La répétition est cyclique. Chaque révolution a la même durée. L’horloge donne le même intervalle qui constamment se répète et auquel on peut toujours revenir. La division de cet espace de temps est arbitraire. L’horloge mesure le temps, pour autant que l’extension de la durée d’un évènement est ramenée à une série identique d’états de l’horloge et donc numériquement déterminée dans sa quantité. Qu’est-ce que l’horloge nous apprend sur le temps ? Que le temps est quelque chose en quoi un point qui est maintenant du temps peut être fixé de façon arbitraire, de sorte que de deux points différents du temps, l’un est toujours antérieur, l’autre postérieur. Par là aucun point qui soit un maintenant du temps n’est distingué d’un autre. Il est, en tant que maintenant, l’antériorité possible d’une postériorité, en tant que postérieur, la postériorité d’une antériorité. Ce temps est complètement identique de nature, homogène. C’est seulement dans la mesure où le temps est constitué comme homogène qu’il est mesurable. Ainsi le temps est un déroulement dont les étapes se rapprochent les unes des autres suivant la relation de l’avant à l’après. Tout avant et après peut être déterminé à partir du maintenant qui est pourtant lui-même arbitraire.
Si l’on aborde un évènement en se servant d’une montre, celle-ci rend alors cet évènement manifeste, du point de vue de son déroulement dans la sphère du maintenant plutôt que du point de vue de la durée quantitative. La détermination élémentaire que produit l’horloge comme telle n’est pas l’indication de la durée – de la quantité de temps qui s’écoule présentement – mais le fait de fixer durablement le maintenant. Quand je tire ma montre, ce que je dis d’abord c’est : « Maintenant il est neuf heures ; il y a trente minutes que cela est arrivé ; dans trois heures, il sera midi. » Qu’est ce que ce maintenant : « Maintenant que je regarde ma montre ? » Maintenant, au moment où je le fais. Maintenant qu’ici la lumière s’éteint. Qu’est-ce que le maintenant ? Est-ce que je dispose du maintenant ? Est-ce que je suis le maintenant ? Est-ce que tous les autres sont des maintenant ? Alors le temps serait bien moi-même, et tous les autres seraient le temps. Et tous ensemble nous serions le temps, personne et chacun. Suis-je le maintenant, ou est-ce seulement quiconque le dit ? Avec ou sans montre expressément présente ?
HEIDEGGER Martin, Cahier de l’Herne, Le concept de temps, 1924, Paris, Edition de l’Herne, 1983, p. 36.
Ma modeste collection d'instruments de mesure du temps....
(mouvements mécaniques seulement)
LONGINES, Suisse, époque 1900, gousset dame adapté pour montre bracelet homme, boitier argent, cadran émail, révisée, fonctionne, bracelet nubuck d'origine.
Montre époque 1900, gousset adapté en montre bracelet, cylindre 10 rubis, boitier argent jadis plaqué or, cadran émail, bracelet cuir d'origine, fonctionne.
Gousset 8 jours Hebdomas, mouvement à ancre, spiral Breguet levées visibles, cadran émail, Bruxelles, 1910, réparée et révisée, fonctionne.
YEMA pour dame, mécanique, bracelet remplacé, fonctionne.
TISSOT "visodate", années 60, date à 3 h, remontage mécanique, fonctionne.
Projet en cours de réalisation :
mécanisme de montre gousset, sculpture du boitier en os de boeuf bouilli deux fois (en cours). Feuille or 18 K sur céramique.
Les secondes se retrouvent donc à 9 heures, au lieu de 6 heures.
But : transformer une montre gousset en montre amulette.
Polissage du boitier terminé ; le boitier a une forme d'oeuf.
Reste à polir l'intérieur pour encastrer le cadran et le mécanisme, puis à forer deux peitits trous pour le règlage de l'heure et le remontage du mouvement.
Il faudra enfin fermer l'arrière du boitier pour protéger le mécanisme et laisser un emplacement pour la chaîne qui le tiendra.
Si vous avez des conseils n'hésitez pas.

image tirée de : http://www.techno-science.net/?onglet=ne
- Mood:
indescribable
Jour de pluie,
Jour d’ennui ;
Tous mes fruits
Sentent le pourri.
Où est Debby,
Ma tendre amie ?
Sans elle je suis
A l’agonie…
Alors j’écris
Des vers stupides,
Naïfs & insipides
Que personne ne lit.
Le vent glisse sous les portes
En hurlant comme une « revenante ».
Comme des fantômes les sacs plastiques
Font dans la rue une danse frénétique.
La chance accompagne les pas
Des enfants innocents
Tel un serpent
A la recherche de délicieux rats.
L’inquiétude rampe en gémissant
Sur le sol & sur les bouteilles vides ;
Elle rend le noir plus profond
Et donne au vin un goût de citron.
07/06/02 Gr
Pour diluer la peinture à l’huile, j’utilisais de la térébenthine pure ; cependant son odeur incommodante me l’a fait remplacer par de l’huile de lin pure. Avec l’huile, la texture de la couleur est plus grâce, elle s’étale moins vite sur la toile qu’avec la térébenthine & est plus onctueuse.
Avant de commencer, il me faut une idée, tirée d’un peu n’importe où dans ma tête & souvent de mes anciens dessins.
J’utilise rarement plus de trois pinceaux pour faire une peinture. Le premier, très large & carré, me sert à poser uniformément la couleur de fond sur la toile. Ceci fait –c’est assez rapide-, pause de quelques semaines pour séchage sur le radiateur [étape 1].
Avec un pinceau moyen & rond, je rempli les figures principales délimitées par des coups de crayon de papier ou des coups de pinceau. La couleur de fond des figures doit simplement être différente de celle du fond. Je pose les reliefs principaux des figures avec une couleur plus foncée, puis pause de quelques semaines & séchage [étape 2].
Ensuite il suffit de faire les ombres, peaufiner les détails, enlever les bavures, etc. avec un pinceau fin, signature & encore séchage avant vernissage [étape 3]. L’intérêt de laisser sécher entre les couches est de pouvoir retoucher sans mélanger les couches & les couleurs, c’est plus facile ; cependant il est parfois utile de pouvoir les mélanger pour accomplir certains effets de fondu ou autre.
- Location:France/Poitiers
- Mood:
artistic
DIDEROT Denis, Journal étranger, 1761 in BERARD Victor, L'Odysdée, Tome I préface- Le voyage de Télémaque, Paris, "Les Belles Lettres", 1925, p. 15
Acte I : Derrière la porte.
Scène 1 : Prophétie autocréatrice
Dans les yeux d’Anna Freub se reflétaient les cimes des sapins majestueux qui entouraient la demeure ; les clefs cliquetaient dans les mains méticuleuses de son mari Nestor & quand il eut ouvert la porte principale, Cristelle, leur fille, s’engouffra dans l’entrée en poussant un cri strident.
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- Mood:
nerdy
Scène 1 : Manducation
Cristelle, étourdie, essayait de prendre la mesure de la situation. Devant elle, la vierge gisait inanimée & la Bête agitait une dernière fois ses tentacules en fouettant l’air avant de s’enfoncer dans la terre telle une araignée rentrant dans son antre. Les Veuves de la Nuit sortirent leurs dagues d’un air menaçant en criant au sacrilège. Une grande angoisse s’empara de la jeune profanatrice.
Scène 1 : Prophétie autocréatrice
Scène 2 : Baptême de l’Épouvantail
Scène 3 : Attraction et répulsion
Acte II : La Bête
Scène 1 : Évocation de la disparition
Scène 2 : L’antichambre du purgatoire
Scène 3 : Effondrement
Acte III : Les mains terreuses
Scène 1 : Manducation
Scène 2 : Abyssus abyssum invocat
Scène 3 : Le mariage
Acte IV : Le bal des poupées
Scène 1 : Fatidique
Scène 2 : Larvaire
Scène 3 : La mort du scatophile
- Mood:
flirty
MAZON Paul, Homère Iliade, Tome III, Paris, Société d’édition « Les Belles Lettres », 1949, p. 105 (HOMERE, Iliade, chant XVI, v. 155-165).
I. A la lisière des murmures
Le chemin blanc sert de bornage entre la vie normale de deux familles de classe moyenne & la vie précaire, lente & molle des gens en sursit. Je suis du bon côté de la barrière, & j’aime la vue offerte par la baie vitrée, par laquelle mes yeux peuvent s’étendre sur le champ verdoyant, dont un rideau de sapins ferme l’horizon. Le soir le soleil y disparaît, le matin un voile de brume flotte avec hésitation sur la végétation, avant de s’estomper, pour laisser de nouveau place à une de ces belles journées dont ma mère se félicite. Je ne doute pas que Phébus brille aussi de l’autre coté de la démarcation, mais sans doute a t-il moins d’éclat, car les yeux qui le voient y sont plus ternes & l’engouement pour les belles choses y est comme étouffé, enterré. Le matin, mon père part vers l’usine plantée de l’autre coté de la colline ; les pneus soulèvent un cumulus immaculé, alors que dans mon café le sucre disparaît, lui aussi. Pendant que je me cherche une occupation, il contrôle le bon fonctionnement des machines, qui accouchent de prothèses, destinées aux victimes de la guerre encore lointaine pour nous.
- Mood:
blah
Partie III: FANAGE
I. La fantaisie de l’éléphantiasique
Sonnerie de réveil. Dans la brouillasse défile mon activité matinale, ponctuée de gestes anodins & de courtes paroles. Dehors, une morne tranquillité étend ses bras invisibles, comme pour nous étouffer ; la puanteur insupportable fait remonter à ma gorge mon déjeuner. L’odeur de la mort imprègne les vêtements, la nourriture, la vie elle-même. Le voisin est parti travailler à la manufacture, laissant sa femme seule, dans son sarcophage cotonneux. Je décide de rendre visite à la mère éplorée & frappe cinq petits coups rapides à sa porte. Une voix rauque se fait entendre ; j’entre. La décoration intérieure, terne & sans originalité, ne vaut pas la peine que je m’attarde à en faire la description. Des esquisses infantiles parsèment encore le linoléum, alors que crachote une radio fatiguée, embellie par la broderie élégante d’un arthropode inspiré. Suivant un étroit couloir émaillé de portraits de famille, je m’engouffre dans la chambre de la fameuse adipeuse. Il faut avouer mon choc à la vision horrifique de ce qu’il est malaisé d’appeler une femme. Au début, il m’a semblé voir un champignon colossal ; puis elle s’est tournée lentement, jusqu'à ce que ses yeux falots se posent sur ma personne. Je ne doute pas que certains puissent trouver de la félicité dans l’obésité & moi-même j’y ai est parfois songer, mais le phénomène particulier dont il est ici question relève, sans ambiguïté, de la difformité. Il est possible que mon jeune âge renforce cette impression, d’autant plus que la vision d’un corps féminin entièrement nu m’est une expérience inédite. Novice dans les plaisirs charnels, mon âme craintive ne s’est pas encore précipitée dans ce trompe l’oeil qu’est la sexualité, monde peuplé de sirènes où l’on ne trouve que soi-même.
L’épouse lève sa main mafflue & recouvre d’un linge une partie de son anatomie ; Un amoncellement d’emballage & de boîtes de conserves entourent le lit affaissé, barrant ma route & m’empêchant de distinguer clairement la forme mouvante. Elle me demande ce que je fais là ; je lui réponds que je n’en sais rien, au juste.
_ C’est rare qu’on me rende visite, confie t-elle, cafardeuse.
( Lire la suite... )
- Mood:
exanimate
HTML Hit Counter
J’aurais bien voulu sortir aujourd’hui, mais je n’avais nulle part où aller et personne à aller voir. Alors que le soleil effeuillait les jeunes femmes, j’errais comme une ombre dans mon appartement sombre.
Mardi 06 mai
La foule, composée de bouches aussi nombreuses que les gouttes de sueur qui coulaient sur ma peau, allait par vagues gripper la fureur mécanique des automobiles ; et par là je passais, mais à mon retour la marée des hommes n’avait laissé place qu’à l’habitude.
- Mood:
sad
Les acariâtres
Mardi 18 h 43
En mangeant du pain sec, j’écris l’histoire de Monsieur Saussure . Monsieur Saussure vit dans un petit appartement au plancher vermoulu ; il lit le journal & laisse la télévision s’égosiller & proclamer sa rayonnante inutilité. De lourds rideaux verts cachent le ciel blanc, des mouchoirs sont empilés sur le guéridon, une mouche trace des signes magiques autour d’une ampoule de soixante watts, un vieux robinet égraine ses gouttes avec regret.
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- Mood:
sleepy - Music:My Dying Bride - Thy Raven Wings
(Prière de me demander mon avis si vous voulez vous servir de ce qu'il y a de visible et de lisible dans ce blog - production Gr. ; les corps photographiés sont ceux de personnes majeures et consentantes ; voici les surnoms que je leur ai trouvés: Gr., Pitchoune deuxième du nom, D€bby, M. la Maudite et Lolly-pop). Toutes les photos présentes dans ce blog sont de moi (Gr.)
Et vous pouvez poster des commentaires & vos critiques sur ma production, si votre plume n'est pas totalement sèche {mail: pipinouils arobaz hotmail.fr}
Plan de "L'horreur du Lendemain":
Fables >
Orane64
Les Tristes pensées de monsieur Saussure
Le grand cerf mort
Poèmes du matin
Dessin/peinture >
Peinture en movement
L'encre de tes yeux
Bande dessinée
Paysages >
La mort en ce jardin tel un pilote en son navire
paysage urbain
Kaléidoscopique
Quatre abstractions rurales
Erotique + 18 ans >
Elle conçut le désir de lui plaire
Le cauchemar d'Ophélie
Mémoires philosophie
"Du mouvement de révolution circulaire chez Platon"
"Moyen terme aristotélicien et médiation dans les organisations"
- Mood:
lazy
_ Suis-je morte pour que vous fleurissiez ma chambre comme on fleurit une tombe ?
_ Ce sont mes jours qui s’épanouissent quand sur vos lèvres un sourire se glisse.
_ Est-ce là une façon de suborner ma tendre personne ? Ma figure marbrée & violacée devrait repousser vos élans d’adolescents !
_ Pétrifié par votre charme je ne sais comment m’en extirper ; mes rêves virevoltent dans l’éther auprès de nymphes aux étincelantes chevelures.
_ Des rêves ! Bêtises que tout cela ! Je ne suis pas un fantasme, si ce n’est pour vous. Tant que votre lactescence n’aura pas coulé sur ma langue vous épancherez ce flot verbal jusqu'à m’en rendre nauséeuse. Cependant je vous apprécie, même si mes paroles sont souvent rudes à votre égard.
_ Est-ce là une manière de montrer votre possessivité ?
_ C’est simplement une indifférence que vous transformez en accoutumance. Maintenant, Poustille, laissez-moi, j’ai à faire.
- Mood:
quixotic




